Aux origines du mot
Le terme libertin vient du latin libertinus, « affranchi ». Au XVIIᵉ siècle, il désigne d'abord des penseurs — les « esprits forts » — qui revendiquent la liberté de juger par la raison plutôt que par l'autorité.
Le libertinage est donc, à l'origine, une affaire d'idées : l'affirmation d'une indépendance intellectuelle.
Un courant littéraire
Au siècle des Lumières, le libertinage devient aussi un genre littéraire raffiné. Des auteurs en font le miroir critique d'une société : jeux d'esprit, analyse fine des sentiments, satire des convenances.
Cette littérature libertine se distingue par son élégance, son ironie et sa peinture subtile des rapports humains.
Un mot qui a voyagé
De la philosophie à la littérature, le sens du mot libertin n'a cessé d'évoluer. Il garde de ses origines une même idée centrale : celle de l'affranchissement, du refus des cadres imposés.
C'est cette histoire, riche et nuancée, qui en fait un terme bien plus profond que les clichés qu'on lui associe parfois.